Jour 9 : Qui n’a jamais rêvé de plonger au cœur d’une bambouseraie verdoyante? ou bien de découvrir un pavillon recouvert de feuilles d’or?

Venez contempler les splendeurs que recèlent la forêt de Bambous d’Arashiyama. Baladez vous ensuite au coeur du quartier qui regorge de tant de magnifiques temples au Nord dont le Daikaku-ji. Descendez vers le sud, traversez un pont où au dessous coule une  rivière la « Katsura gawa ». Continuez et gravissez la montagne Iwatayama jusqu’au parc aux singes. 

Pour finir, quittez Arashiyama et ses beautés pour rejoindre le Nord Ouest de Kyoto et admirez le non moins célèbre Pavillon d’Or ou Kinkaku-ji.

Vous ne regretterez pas la balade, alors suivez moi ^^

vélo Arashiyama

Le géant vert d’Arashiyama : la célèbre bambouseraie

arashiyama

Ce matin là, je suis partie de bon matin pour pouvoir tenter d’être seule sur place ( je vous avoue que je n’avais alors vraiment aucun espoir de pouvoir shooter cet endroit sans l’ombre d’un visiteur ^^). Qui dit voyage solo, dit parfois vouloir se retrouver un peu isolée de la population ( retrouvez mon article ici sur les avantages du voyage en solitaire).

Direction Arashiyama et sa bambouseraie. Ben oui ! comment passer à côté d’un tel endroit ^^ 

Située près du pont Togetsukyo au nord-ouest de Kyoto, il faut prendre le train pour arriver en Gare JR Saga-Arashiyama puis marcher 10 à 15 minutes pour la rejoindre.

Je vais être honnête, j’ai été un peu déçue. Un lieu tant photographié, reconnu comme l’un des plus beaux sites mondiaux,  je m’attendais forcément à « autre chose ». L’endroit reste somptueux et les bambous de la forêt de Sagano m’ont impressionnés par leur majesté. Je crois que toutes les photographies du lieu ou encore les articles que j’ai pu lire ont fait germer en moi une idée quelque peu erronée et excessive de cet endroit. Trop d’imagination, tue l’imagination ^^

Cela dit, la magie opère ^^ On se sent transporté par le bruissement du vent qui se faufile subtilement entre les cannes, on peut entendre le son joyeux des oiseaux, on avance dans un univers mystérieux emprunt d’une atmosphère zen.

La balade est apaisante et s’est effectuée dans un calme olympien, j’ai eu la chance de ne croiser que très peu de visiteurs ( ma tendance à être matinale a donc payé ^^). J’ai ainsi pu photographier ce lieu unique et zénifiant.

bambouseraie arashiyama 4

bambouseraie arashiyama3

bambouseraie arashiyama

Je me suis sentie tellement petite face à de tels géants verdoyants et imposants. J’ai continué la balade vers le Nord pour trouver différents temples et de jolis coins ( en me perdant un peu je dois l’avouer ^^ ce n’est pas faute d’avoir eu des applications dont Mapsme que vous pouvez retrouver ici). Parfois cela fait du bien de s’égarer loin des sentiers battus et de suivre sa route, de belles surprises peuvent être au rendez-vous.

balade arashiyama
au détour d’un chemin cette belle demeure
arashiyama lac
mais où suis-je? ^^

J’ai ainsi pu passer devant la maison du célèbre acteur Okochi sanso. Mais je ne l’ai pas visité ( 1000 yens la visite ) malgré l’accueil très chaleureux d’une jeune femme qui me proposait même des gâteaux et du thé.

J’ai aussi découvert d’autres endroits comme des jardins magnifiques, des temples ( le seiryoji , le jojakkoji  ou encore le temple Nison in).

J’ai ensuite voulu aller visiter le Daikaku-ji.

Le Daikaku-ji 

daikakuji (2)

On l’appelle également  » Saga Gosho «  ce qui signifie le parc impérial de Saga. En 876, il devient un complexe templier de la secte bouddhique comme vous pouvez le voir ici.

Très apprécié des visiteurs et notamment durant la saison des cerisiers en fleurs ou encore des feuilles rouges d’automne, le jardin y est somptueux. Des fleurs et arbres s’exhibent sans retenue pour notre plus grand plaisir.

 A l’est de ce gigantesque lieu , se trouve l’étang Ôsawano-ike. 

J’ai vraiment apprécié la balade ( comptez bien une heure pour visiter l’intégralité du lieu ) et notamment son jardin.

entrée daikakuji
entrée fleurie et accueillante

daikakuji
visite du Daikaku-ji

Le petit truc qui m’a plu comme dans chaque temple que l’on visite dans les pays asiatiques, c’est d’enlever ses chaussures. Cette sensation d’être à même le sol et d’entrer en contact avec ce qui nous entoure est vraiment extra ^^

L’accueil y fut chaleureux et la femme qui se tenait à l’entrée m’a bien expliqué et remis le petit livret d’explication écrit en japonais mais aussi en anglais (ouf !! ^^).

La visite coûte 500 yens et vaut vraiment le détour. Pour y aller, vous pouvez soit prendre un bus arrêt Daikaku-ji, soit partir de la gare à pied ( il y en a pour environ 20 minutes).

Je vous avoue que j’ai énormément marché d’où l’intérêt de voyager minimaliste (retrouvez ici mon article).

Et au milieu coule une rivière… La Katsura Gawa 

kastura river
vue du Togetsukyo ( pont Togetsu)

Après être repartie vers le sud, j’ai voulu passer sur le pont Togetsu ou Togetsukyo (pont qui traverse la lune). Avec un nom comme celui là, je n’avais qu’à bien me tenir ^^

Mais alors mon cœur s’est arrêté de battre quand j’ai admiré cette vue… magique. Le calme de ces barques flottant au gré du courant , l’eau si douce et filante, ce fut un de mes coups de cœur durant ce voyage. J’ai senti mon palpitant et s’emballant à chaque seconde qui passait à observer ce spectacle où nature et civilisation se mêle dans une danse joyeuse et tendre. Une balade onirique avec au loin une nature flamboyante.

Une descente des rapides sur la rivière peut se faire en bateau de bois traditionnel, les Hozugawa kuntaro, un loisir qui dure depuis plus de cinq cents ans. La descente de 16 km se déroule de la gare de Kameoka au pont Togetsu. Elle dure environ 2 heures. Je n’ai pas eu la chance de le faire mais quand j y retournerai , cela sera sur ma liste ^^

rivière katsura pousse pousse
pousse pousse devant la Katsura Gawa

Iwatayama ou le parc aux singes 

J’ai poursuivi ma route sans idée précise de ce que je pouvais faire dans le coin. C’est là que j’ai observé au loin une pancarte affichant des photographies de macaques. J’ai ainsi demandé à un jeune homme ce qu’il en était, il m’a expliqué qu’il s’agissait d’un parc où les singes sont en liberté sur la montagne. Vous connaissez mon amour pour les animaux alors j’ai foncé ^^

parc aux singes Iwatayama

Après une courte randonnée… euh… c’est une blague? ^^ j’ai cru monter durant des heures ( oui ok je suis légèrement excessive sur ce point ^^ ) . En réalité, je ne m’attendais pas à gravir cette montagne. J’ai donc trouvé le temps un peu long avant d’arriver à la plate forme au sommet. En effet, sur le parcours je n’ai rencontré que peu de singes, c’est en ayant atteint la fin de la randonnée que j’ai pu en photographier quelques uns dans leur milieu naturel. J’ai tellement apprécié l’idée qu’ils puissent vivre en symbiose dans cet environnement et côtoyer de temps à autre l’humain que je crois avoir eu pour la première fois une sensation de complète satisfaction face à cette « attraction » touristique.

Quelle surprise là haut quand j’ai pu contempler plus d’une centaine de macaques et observer en prime une belle vue sur l’ancienne capitale impériale du haut du sommet.

panoramic iwatayama
petite vue sympathique sur la montagne Iwatayama

singe japonais
Singe des neiges 

Ce qui m’a réellement plu ? Le fait qu’une fois auprès de ces petites créatures, ce soit nous, êtres humains, qui nous retrouvions derrière les barreaux pour les observer dans un cabanon où il est possible de les nourrir. Alors oui, ce système permet de nous protéger car n’oublions pas que ces macaques japonais restent sauvages,  mais cette inversion des rôles m’à doucement fait sourire. Peut être penserez-vous que j’ai un côté sadique ou peu enclin à apprécier l’être humain mais détrompez vous ^^

La nature, l’environnement est un sujet qui me tient à cœur et pouvoir voyager en essayant au mieux de me rapprocher d’un tourisme durable, éco-responsable est important à mes yeux.

singe japonais s'abreuvant
« j’ai soif ^^ »

parc aux singes arashiyama

L’entrée de ce parc est de 550 yens (4.19 euros) , pour ce prix allez le visiter. L’endroit mêle randonnée et nature et permet d’observer de charmants résidents au plus près de leur habitat naturel. Vous aurez de plus, un fabuleux point d’observation du haut de la montagne sur Kyoto.

Direction le Pavillon d’Or

Après cette découverte amusante et quelque peu sportive malgré tout, j’ai quitté Arashiyama et sa douce tranquillité pour aller visiter le Kinkaku-ji, plus connu sous le nom de Pavillon d’Or. Je vous l’avoue, ce n’était pas prévu mais sur les conseils de Geoffrey mon accompagnateur du Kyoto Safari (avec qui j’en avais discuté la veille et dont vous pouvez trouver ma journée à ses côtés ici) , j’ai décide d’aller contempler l’un des plus beaux temples de Kyoto.

Evidemment, je me suis arrêté une fois près des lieux, dans un petit restaurant qui ne payait pas de mine mais dont les ramen aux tempura étaient délicieuses. Puis ( sans ma dose de sucre je ne peux rien ^^) j’ai été acheté des dorayakis. Et oui! on ne change pas un ventre sur patte ^^

dorayakis

Et puis enfin, j’ai pu entrer dans ce fabuleux et photogénique temple.

mystérieuses japonaises sur le pont
mystérieuses demoiselles

pavillon d'or Kinkaku ji temple
Le pavillon d’Or et sa somptueuse robe dorée

J’ai ( après que l’on m’ai remis mon petit ticket magique et ses explications) poursuivi la marche jusqu’à un somptueux étang sur lequel semblait flotter le Kinkakuji et son aura doré. Composé de trois étages, le monument possède un Phoenix sur son toit qui parait nous observer nous, visiteurs, du haut de la bâtisse.

le pavillon d'or

Ses parois recouvertes de feuilles d’or et la magie de ses reflets dans les eaux de l’étang nous plonge dans un émerveillement sans précèdent, une extase architecturale loin de la sobriété habituelle que l’on peut trouver dans les temples bouddhistes.

L’esthétique zen bien présente, nous berce de son paysage aux multiples beautés. Le hic? On ne peut accéder à l’intérieur du temple. Mais, n’est-il pas plus intéressant de garder une part de mystère ?

Le point négatif que je retiendrai avant tout est la horde de touristes qui se trouvait là bas et qui enlevait à ce lieu tout son aspect zen et calme. Cela étant dit, j’ai été le voir à une heure plus que propice à l’amassement de la foule, alors si vous voulez vraiment profiter d’un environnement sans bruits et bousculades, préférez une heure matinale.

Pour admirer le Pavillon d’Or, vous devrez payer la modique somme de 3.09 euros.

Un endroit unique et esthétiquement parfait ! A voir absolument ^^

Entre mon voyage au cœur de la Bambouseraie , les découvertes que j’ai pu faire dans le quartier d’Arashiyama lorsque je me suis perdue, la rivière Katsura et son indescriptible beauté ou encore le pavillon d’or , ma journée fut arrosée de belles surprises.

Kyoto regorge de beautés et de sites à visiter.

Et vous qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à partager vos expériences et vos avis ^^

A plus tard les Mistouflons ^^

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