L’aventure en Transsibérien : Récit et guide de voyage

J’en avais rêvé, je l’ai fait ! Voyager à travers la Russie (vaste et immense pays) à bord du célèbre train. Ce fut une expérience magnifique et je me devais de la partager avec vous via le récit de mon aventure et quelques conseils pratiques.

J’entends déjà au loin le sifflement de la locomotive… Alors embarquez avec moi !

troisième classe à bord du transsibérien

Récit de voyage

Départ de Moscou – L’aventure prend forme…

J’ai débuté ce merveilleux périple en partant de la ville de Moscou le mardi 11 décembre. L’arrivée étant prévue le samedi 15 décembre à 6H22 soit trois jours et demi de voyage. J’ai choisi de partir en début d’après midi à 13H50 exactement (oui je sais c’est précis!) pour pouvoir avoir le temps de me déplacer jusqu’à la gare et surtout de faire mes emplettes avant le départ.

Je suis donc arrivée (harnachée toujours comme jamais) un peu à l’avance afin de m’organiser quant à mes repas futurs (je ne me doutais alors pas qu’ils seraient très répétitifs et gustativement très limités). Je me suis dirigée vers un supermarché situé sur la droite de l’entrée de la gare. J’ai ainsi pu y trouver quelques nouilles chinoises au bœuf et autres délices déshydratés, quelques figues (mon transit à tendance à faire des siennes…passionnante la nana !) et de l’eau. J’avais prévu assez pour mes jours de vie dans cette belle locomotive.

quoi emporter nourriture transsibérien

J’ai par la suite rejoint l’intérieur de la gare Yaroslav pour pouvoir voir le panneau d’affichage des différents départs et observer avec bonheur que le mien n’avait ni retard ni annulation. Je préciserai que l’attente fut des plus odorantes et euh… gênante. Assise sur mon siège avec pour seule compagnie un homme ivre mort, vautré au sol et ne répondant que peu aux stimulations extérieures. Expérience fofolle garantie !

L’heure avançant, j’ai finalement décidé de quitter mon comparse de siège (ou plutôt de carrelage) pour rejoindre mon wagon.

Plusieurs provodnistas attendaient les passagers et débutaient le contrôle des passeports et des places à attribuer. Une fois n’est pas coutume, j’ai mal observé le numéro du wagon et j’ai du donc continuer à longer la locomotive quelques minutes pour rejoindre mes pénates. J’ai choisi la troisième classe ou « platzkartny «  afin de découvrir la vie à la russe.

Une fois à bord, je me suis dirigée vers mon lit couchette. Une dame d’une quarantaine d’année était déjà installée mais peu encline à la conversation. J’ai donc peu dialogué les premières heures et ce premier jour. J’ai principalement mangé et écrit un peu. J’ai aussi installé mes affaires de sorte à me sentir un peu « comme à la maison ».

Les quartiers étaient plutôt sommaires mais terriblement charmants. Une petite table trônait au centre des quatre couchettes. Une prise se trouvait sous cette dernière ce qui permettait si vous le désiriez de recharger votre matériel électronique, portable… Si la question que vous vous posez est : possède t-on le wifi dans le train ? La réponse est non. En revanche, vous pouvez acheter une carte sim locale et obtenir une connexion internet.

transsibérien

J’ai dégusté un petit thé après avoir été remplir ma jolie tasse (prêtée gracieusement par la provodnista) avec l’eau bouillante du samovar (réservoir d’eau chaude situé dans chaque wagon). J’ai évidement pris quelques photographies pour marquer le coup et décidé de longer l’allée pour commencer à observer la vie dans le train. Je ne vous cacherai pas la surprise de certains voyageurs en me voyant pérégriner en plein Hiver russe. Chacun s’échangeait régulièrement poissons séchés, fruits et quelques biscuits.

J’ai d’ailleurs eu une belle offrande de pommes et de bananes par deux voisins situés dans les lits superposés en face de moi. L’un était chasseur (pour l’anecdote, il s’est aussi dit que pour une première accroche, parler de sexe et notamment de poses du Kamasutra était une bonne idée! Ahh l’humour russe !) et l’autre ne m’a que peu parlé.

samovar transsibérien
Samovar ( réserve d’eau chaude )

Pour finir cette première journée, j’ai découvert la douce mélodie du train. Cette rythmique chantante me bercera durant mes nombreuses nuits à son bord. Tadadam, tadadam, tadadam faisait la locomotive ! Elle semblait converser avec nous autres voyageurs et entretenir une relation de confiance. Je l’ai écouté parler et siffler sans piper mot. Quel bonheur cette vague d’apaisement que provoquent en nous même les mouvements saccadés de la gente dame.

Tchou…tchou… – Deuxième jour à bord du Transsibérien

train transsibiérien

Ce deuxième jour, j’ai eu la surprise de voir que ma voisine avait disparue et avait laissé la place à un homme. Durant la nuit d’autres voyageurs s’étaient installés et notamment un groupe de jeunes hommes de vingt et un an revenant d’une année de service militaire (je ne le saurai évidemment que par la suite). J’ai rencontré Nikolai qui sera mon principal compagnon de voyage jusqu’au quatrième jour de l’aventure. Un jeune homme adorable aux traits généreux et à l’allure enfantine. Curieux, il est venu près de moi dans la matinée me demander mon prénom. Par la suite, nous nouerons de véritables liens. Il deviendra un ami, un interprète et un petit frère de voyage.

Nous avons discuté une bonne partie de la journée car l’homme situé sur la couchette en face de moi ne restait que quelques heures et ne souhaitait pas engager de conversation longue. Au dessus du lit de ce dernier ainsi qu’au dessus du mien se trouvaient les amis de Nikolai. Ils étaient au total dix neuf compagnons de route. Une sacrée équipe!

Nikolai m’a donc présenté à deux d’entre eux. Ces derniers ont tenté à plusieurs reprises de dialoguer en Anglais. Leur maladresse me faisait sourire, c’était tellement adorable de les voir se débattre et essayer de communiquer dans une langue qu’ils connaissaient à peine. J’ai par la suite pris le relais en russe avec le peu de mots que moi aussi j’avais appris et le traducteur. Mon comparse de voyage lui, parlait très bien la langue de Shakespeare après seulement un an d’apprentissage (il l’avait appris durant son service militaire). Nous avons donc partagé de belles parties de rigolade, d’incompréhensions et de quiproquos.

Nous avons ensuite déjeuné ensemble. Nikolai avait grâce à l’armée eu plusieurs valisettes de nourriture. Il m’offrit à plusieurs reprises des fruits, du pain. J’ai appris qu’il travaillait comme livreur de matériel médical.

repas nourriture transsibérien

Nous avons passé la journée à parler de nos passions, de nos métiers, de nos familles. Un réel échange et de purs moments de rire!

J’ai pris quelques instants dans la journée pour rédiger et lire un peu. Je me suis aussi reposée car le décalage horaire (bien qu’impossible parfois à cerner tant les jours et les heures défilent au rythme du train) commençait à se faire sentir. A bord de la locomotive, j’ai traversé 5 fuseaux horaires.

Je suis aussi descendue à plusieurs reprises pour observer la vie hors du train. Des marchands de poissons séchés, de petits stands de vendeurs de différents mets se tenaient sur le quai. J’ai pris quelques photographies (passion un jour, passion toujours). J’ai aussi profité des arrêts pour me dégourdir les jambes. En effet, il y a beaucoup de stops mais tous ne permettent pas de descendre très longtemps de la locomotive. Le plus souvent seulement quelques minutes.

Les paysages défilent mais ne se ressemblent pas. De l’Oural à la Sibérie, je me suis amusée à voir défiler une nature généreuse et gelée.

Dans la nuit du deuxième au troisième jour, je me suis réveillée à plusieurs reprises (pardonnez ma précision mais dans le train j’ai vite oublié les dates et les horaires) car un jeune russe d’une trentaine d’année légèrement éméché (comprenez donc totalement) s’amusait à se lever de son lit superposé situé en face de moi pour venir s’asseoir sur le mien, ouvrir ses canettes de bières… Un petit manège qui a paru s’éterniser jusqu’à ce que mon héros vienne me secourir (Nikolai veillait au grain) pour lui expliquer que je souhaitais me reposer. Il a compris immédiatement, a stoppé ses allers et venues incessants et le lendemain matin quittait notre adorable transport pour descendre sur une ville dont je n’ai pas retenu le nom.

Troisième jour dans la charmante locomotive

psx_20181211_191611

Ce jeudi 13 décembre, je me suis réveillée un peu en vrac. Une femme d’une soixantaine d’années s’est installée en face de moi. Charmante et curieuse, elle a commencé à m’aborder par quelques questions dont celle qui est revenue souvent « vous voyagez seule ? et pourquoi ? ». J’ai pu mettre en pratique mes quelques mots de vocabulaire russe avec Galina ma nouvelle voisine et Nikolai m’a aidé pour interpréter. Elle ne restera pas longtemps à mes côtés mais cette ancienne institutrice (elle aura exercé dix sept ans) m’a ravi le cœur. Son sourire, son ouverture d’esprit et sa façon si douce de décrire son métier et son pays m’ont davantage rapproché de la Russie.

J’ai fait par la suite la connaissance de Won en m’arrêtant sur les quais de la gare. Ce jeune coréen voyageait depuis quelques temps déjà et s’apprêtait à rentrer d’un long séjour en Russie après avoir exploré les secrets de la Sibérie. Nous nous croiserons seulement quelques minutes ce jour là.

Je me suis habituée à cette douce routine. Mes réveils difficiles parfois, mes repas, mes chaussons au pied pour me balader dans les différents quartiers de la belle machine ont été autant de détails qui m’ont fait aimer ce voyage. J’ai avancé à petits pas, j’ai observé les gens vivre au rythme de la joyeuse locomotive et me suis aperçue qu’à cette époque de l’année, peu de touristes ou voyageurs étrangers montaient à bord. C’est avec ravissement que j’ai profité d’une réelle immersion dans la culture russe en partageant des moments uniques avec chacune de mes rencontres. Éphémères certes mais intenses et terriblement touchantes.

Le soir, j’ai fait la rencontre d’une autre passagère. Julia, une juriste de 34 ans avec qui nous avons décidé de discuter longuement. Nikolaï et ses amis nous ont rejoint et nous avons débuté un long dialogue autour de nos musiques préférées, de nos films favoris ou de nos lectures passionnantes. Julia effectuait toutes les semaines le trajet après avoir travaillé en ville pour rejoindre sa famille. Nous avons partagé tous ensemble des instants de vie. Nos goûts divergeant parfois, cela donnait de jolies scènes de surprises, d’incompréhensions, de fous rires !

Sibérie, tes paysages se dessinent… Quatrième et dernier jour

Ce jour là, je suis un peu triste, c’est le départ de Nikolaï qui rejoint sa famille à Krasnoïarsk. Il part vers 10 heures, je lui ai demandé de me réveiller si jamais je dormais encore (j’essaie de me convaincre tous les jours que je peux sommeiller jusqu’à plus de huit heures du matin mais les échecs sont cuisants…).

Quand j’ai ouvert les yeux, il préparait son sac. Je me suis amusée d’ailleurs de le voir nouer ce dernier avec peine et difficulté. Une vraie bataille se jouait depuis un bon quart d’heure entre lui et ce satané bagage. Il finira pas réussir en me souriant, fier d’avoir vaincu l’adversaire. Nous discuterons encore quelques minutes, échangerons nos coordonnées et nous promettrons de nous donner des nouvelles par la suite. Il me racontera avec joie qu’il rejoint sa chère et tendre et prépare avec hâte les fêtes de fin d’année en famille. Il m’enverra d’ailleurs quelques jolies photos de ses préparatifs.

Je l’ai suivi jusqu’à la descente du train et lui ai fait une dernière fois mes adieux. Enfin pas tout à fait puisque j’ai promis de revenir dans ce si joli pays. Je suis retourné un peu lasse et attristée vers ma couchette. Aujourd’hui, c’était dur ! Ce flot perpétuel de magnifiques rencontres me touche de plus en plus et les ruptures successives commencent à peser sur mon petit cœur de voyageuse. Mais je me rassure vite en me disant que nous pourrons continuer de communiquer par la suite. Qu’il m’a apporté énormément lors de ce voyage et que je ne peux que sortir heureuse de ces fabuleux échanges.

Dans la journée, je croiserai à nouveau Won (le jeune coréen dont je vous parlais plus haut). Nous avons échangé un peu. Et comme l’heure de déjeuner approchait, nous nous sommes installés ensemble pour manger. Nous avons rencontré en fin d’après midi Serge, un chef d’entreprise de soixante ans vivant en Sibérie. Ravi de faire la connaissance de deux étrangers, il nous a raconté son travail, nous a parlé de sa famille dont la perte tragique de ses deux fils abattus par la Mafia Russe lorsqu’ils avaient une trentaine d’année. Nous l’avons écouté avidement. Il nous a posé aussi beaucoup de questions notamment sur nos attentes pour ce voyage. Pourquoi nous avions choisi de voyager. Je l’ai trouvé sincère et très spirituel. Cet échange fut très instructif pour moi notamment sur l’histoire des cosaques de Sibérie, ses ancêtres et dont il était fier de nous en apprendre davantage sur le sujet.

transsibérien rencontres

Nous l’avons quitté en début de soirée. Sa femme l’attendra sur les quais de gare en Sibérie.

Won rejoindra ses quartiers par la suite. Nous nous arrêtons tous deux demain sur Irkoutsk. Nous avons prévu donc (après échange des coordonnées) de s’attendre pour s’organiser une fois en ville.

Je me suis préparée quant à moi à quitter cette si jolie balade pleine de grâce, de jovialité, de totale décontraction, d’inspiration… Je me suis attachée à faire mes bagages soigneusement car je me lève à six heures le lendemain. Tout est prêt ! Un brin de nostalgie et de chagrin face à cette nouvelle rupture à venir…

Réveillée par l’arrivée d’une nouvelle comparse, je n’aurai pas besoin de mon réveil. Nous nous apprêtons à descendre sur Irkoutsk avec Won. Nous jetons un dernier regard à notre moyen de locomotion et semblons tous les deux partager le même sentiment de tristesse de quitter cette si charmante dame et de joie à la fois de découvrir d’autres aventures.

Après avoir rejoint un petit café, nous partagerons un taxi qui me déposera à la station de bus pour partir sur l’île d’Olkhon. Won lui rejoindra une couchsurfeuse dans le centre ville. Nous nous faisons nos adieux et nous apprêtons à partir vers de nouvelles contrées. Et pas n’importe lesquelles ! Les vastes étendues Sibériennes m’attendent, je sens déjà l’excitation de voir ses paysages, de découvrir sa nature et d’aborder de nouvelles rencontres.

Au revoir chère locomotive, j’ai vraiment passé de merveilleux moments en ta compagnie. Nous nous retrouverons sûrement dans les années à venir pour partager d’autres jolis instants. En attendant, je te quitte pour la Sibérie.

Guide pour voyager à bord du Train

Votre trajet vous devrez établir pour visiter la Russie…

En effet, j’ai choisi pour ma part de m’établir une semaine sur Saint-Pétersbourg puis une semaine sur Moscou et enfin de rejoindre Irkoutsk en effectuant le voyage en un seul tronçon sans visiter d’autres villes. Je suis tout de même passé par Oulan-oudé sur le retour pour me rendre en Mongolie.

Je vous conseille fortement de ne pas faire comme moi (je n’ai aucun regret mais pense par la suite réitérer l’expérience afin de découvrir plus intensément la culture russe en m’arrêtant dans différentes villes) et faites quelques stops. Vous pourrez évidement descendre du train lors des différents arrêts mais ils restent très courts et le voyage pourrait vous sembler long .

La ligne du Transmongol relie Moscou- Pékin en passant par plusieurs villes.

Voici donc ses différents stops : Moscou – Kazan – Ekaterinbourg – Omsk – Novossibirsk – Krasnoïarsk – Irkutsk et lac baikal – Ulan-Ude – Ulan–Bator – Pékin.

La ligne du Transsibérien quant à elle relie Moscou à Vladivostok.

Voici donc ses différents stops : Nijni-Novgorod, Perm, Iekaterinbourg, Omsk, Novossibirsk, Krasnoïarsk, Irkoutsk, Oulan-Oude, Tchita, Khabarovsk et se termine à Vladivostok.

J’ai ainsi effectué plus de 4500 kilomètres en passant 3 jours et 4 nuits à bord du train. J’ai tout simplement adoré. Point d’ennui, toujours en activité et notamment grâce aux superbes rencontres que j’ai faites, j’ai passé de beaux moments.

… Les visas il vous faudra faire avant le départ ou dans les différents pays que vous traverserez

passport-3127927_1920

Avant de partir, j’ai décidé d’effectuer mon visa Russe ainsi que le visa Mongol en passant par l’agence Actions-Visas. Pour simplifier mes démarches administratives (et notamment pour les vouchers et le formulaire) et pour la rapidité d’obtention (environ une semaine à 10 jours pour une demande non urgente) ils ont été très efficaces.

Le visa russe

  • Il est obligatoire de la faire avant votre départ (et oui, ils ne plaisantent pas ces Russes!). Il coûte environ 60 euros pour une entrée simple dans le pays et pour 30 jours si vous le faites par vous-même.
  • Par agence, il vous en coûtera un peu plus de 200 euros mais vous n’aurez rien à effectuer comme démarches hormis fournir les quelques documents demandés (passeport, attestation d’assurance, quelques informations sur formulaire simplifié).

Vous pouvez aussi demander un visa double entrée si vous souhaitez visiter quelques pays proches.

Le visa mongol

  • Vous pouvez le faire vous-même, il est très simple. Il vous en coûtera 60 euros pour un visa simple entrée de 30 jours sur place. La double entrée est aussi possible.
  • En passant par Action-visas, vous en aurez pour un peu plus de 100 euros.
  • Vous pouvez aussi le faire directement en Russie en passant par le consulat de Moscou ou celui de Irkoutsk. Prévoyez cependant de passer quelques jours sur place.

Adresse du consulat de Moscou : Spasopeskovskiy Pereulok, 7/1, Moskva, Russie, 121099.

Adresse du consulat d’Irkoutsk : Ulitsa Lapina, 11, Irkutsk, Irkutskaya oblast’, 664003.

Le visa chinois

Je n’ai pas été jusqu’à Pékin, mon objectif était d’aller sur Hong-Kong qui me paraissait plus simple car pas de visas à prévoir et surtout la Chine étant un pays très vaste, il fallait faire des choix.

  • Vous pouvez soit le faire avant par vous-même ou par agence. Il vous en coûtera 126 euros pour un visa simple entrée ou double entrée via Action-visas ou 60 euros en le faisant par vous-même.
  • Vous pouvez aussi le faire en Mongolie à l’ambassade de Oulan-Bator.

Adresse de l’ambassade de Chine à Oulan-Bator : 2 rue de Pékin, ville d’Oulan-Bator, Mongolie.

De la réservation des billets il vous faudra décider…

Acheter sur place dans les gares de Moscou

Je n’ai pas choisi cette option. Mais il semble et surtout en saison Hivernale que ce soit la meilleure option car peu de touristes. Vous trouverez plusieurs gares en ville et pourrez soit vous adresser directement au guichet (un conseil si vous ne parlez pas le russe et lisez peu le cyrillique, prévoyez un papier avec votre demande écrite) soit acheter vos billets aux nombreuses bornes qui se trouvent aux alentours.

Réservez en ligne via le site RZD.ru

J’ai choisi de passer par ce site afin de m’organiser quant à la suite du voyage. Le site est traduisible en Français (sur votre navigateur internet demandez l’option traduire notamment sur Google Chrome) ou en Anglais.

Concernant le coût des billets, les voici :

  • Pour le trajet St Pétersbourg- Moscou en train de nuit, j’ai payé 24 euros.
  • Pour le trajet Moscou- Irkoutsk, cela m’a coûté environ 78 euros.
  • Et enfin pour le trajet Irkoutsk- Oulan-Oudé, j’ai payé 36 euros.

Astuce : Ne vous souciez plus des horaires de train de départ et d’arrivée dans les différentes villes. En effet, depuis quelques temps vous les trouverez sur le site soit à l’heure locale soit à l’heure de Moscou (c’est vous qui choisissez). Plus de risque donc de vous tromper et d’arriver en retard ou l’inverse !

horaires heure locale ou moscou rzd site

… Dans quelle classe voyager choisir sera votre dilemme

La première classe ou spalny wagon

Je n’ai pas expérimenté cette option. Je souhaitais avant tout faire des rencontres et découvrir la vie à bord du train parmi les russes et les passagers étrangers. Si vous choisissez de voyager en première, vous aurez deux couchettes par compartiment. Vous serez sans doute au calme et aurez davantage d’intimité que dans les autres classes puisque vous partagerez votre compartiment avec une seule personne.

La seconde classe ou kupe

deuxième classe kupe transsibérien

J’ai testé celle-ci sur un court trajet, celui me menant de Irkoutsk à Oulan-Oudé afin de pouvoir tout de même entrapercevoir une autre manière de voyager à bord du train. Vous y trouverez quatre couchettes par compartiment. Il y a aussi une porte, ce qui vous donne davantage d’intimité comparé à la troisième classe.

La troisième classe ou platzkartny

transsibérien (2)

C’est celle que j’ai choisie pour la plus longue partie de mon voyage me menant de Moscou à Irkoutsk soit plus de 4 jours dans le train. Ici, vous aurez la sensation d’être en dortoir. Pas de portes, une ouverture complète sur les autres. Vous y trouverez quatre couchettes ainsi que des lits superposés par allée. C’est pour ma part la meilleure façon de vivre « à la russe » et d’en apprendre davantage sur leurs us et coutumes. Une véritable immersion dans leur culture !

Les places dans le train

C’est un avis tout à fait personnel et vous choisirez de le suivre ou non mais je vous recommande fortement de prendre les places dans les couchettes et non les lits superposés dans l’allée. En effet, ces derniers vous permettront la journée d’avoir l’opportunité de pouvoir disposer d’une table si vous décidez de prendre la place du bas mais votre voisin du dessus s’il n’est pas fatigué souhaitera en profiter et vous ne pourrez installer votre couchette qu’une fois ce dernier parti !

En revanche, si vous choisissez les couchettes prenez les places aussi du bas et non celles du haut qui sont plus difficiles d’accès et pour s’y asseoir c’est très compliqué.

De plus, essayez de prendre une place au centre du wagon (j’avais la place numéro 11) car elle vous donnera accès facilement aux WC et au samovar sans avoir trop de passage.

Des hébergements dans les différentes villes vous aurez à décider…

hébergements à prévoir transsibérien arrêts villes

Vous pouvez décider de réserver vos hébergements à l’avance si votre parcours est déjà prédéfini ou de le faire au dernier moment dans les villes que vous découvrirez si vous prenez vos billets de train dans les gares.

  • Vous pouvez choisir d’aller en Auberge de jeunesse et partager quelques moments avec d’autres compagnons de route ou de dormir à l’Hôtel pour davantage de tranquillité.

Cela dit, beaucoup d’auberges proposent maintenant des chambres seules ou à deux pour des prix vraiment intéressants.

Astuce : Pensez à regarder sur les sites Agoda ou Booking qui offrent des prix très attractifs !

  • Vous pouvez faire du Couchsurfing. Depuis que j’ai découvert ce mode de voyage, je dois dire que je suis assez prompte à réitérer l’expérience. Cela vous permet d’économiser le prix d’une chambre (en contrepartie vous aiderez aux différentes tâches ou déciderez d’offrir un présent…) mais aussi et surtout de vous immerger au cœur de la culture du pays. Partager des moments de vie, discuter, découvrir la ville avec votre hôte, partager la nourriture, tout cela contribue fortement à mieux cerner les us et coutumes du pays.

… Quoi emporter avant et pendant votre voyage vous devrez anticiper

occupations à bord du transsibérien

  • Des tongs, claquettes, sandales, tatanes, vous leur donnerez le nom que vous voudrez mais c’est plus pratique et obligatoire pour circuler dans les allées du train. Cela dit, j’en avais eu gratuitement dans mon wagon.
  • La nourriture, le point crucial de ce voyage. Il vous faudra prévoir de quoi passer quelques jours ou quelques heures à bord du train. J’avais décidé pour éviter de trop dépenser d’acheter sur Moscou dans une supérette avant le départ. Mais vous pouvez acheter ce qu’il vous faut dans les différentes gares où vous vous arrêterez ou dans le train (ce sera nécessairement plus cher et le choix plus restreint). Prévoyez des soupes, de la nourriture déshydratée telle que des nouilles en sachet… Pour l’eau chaude, vous aurez le Samovar. Prenez quelques bouteilles d’eau, du café, des sachets de thé aussi.
  • Des Lingettes nettoyantes car il faut le dire point de douche dans le train ! C’est donc nécessaire… Que dis-je! vital même de pouvoir se faire une petite toilette de chaton durant ce voyage qui peut s’avérer long.
  • Un bol ou une tasse pour y mettre vos aliments. Je n’en avais pas prévu et ce fut mon soucis. J’ai donc mangé des fruits, poisson séché et biscuits. Ils prêtent cependant les tasses pour le café, le thé et autres boissons chaudes.
  • Un couteau, une fourchette pour pouvoir déguster vos mets.

La sécurité à bord du train sera une des questions que vous vous poserez…

sécurité à bord du train transsibérien

C’est une des questions qui me turlupinait (oui toujours avoir un vocabulaire stratégique) avant le départ. Comment gérer mes bagages lorsque je souhaite sortir du train durant les arrêts ? Comment être certaine de ne pas me faire voler pendant mon sommeil ou durant mes passages aux WC? Les agressions sont-elles monnaie courante dans le train envers les voyageuses solo au teint blanchâtre et de type caucasien (oui bon trop de précision, tue la précision…) ?

Et bien rassurez-vous, tout s’est bien déroulé ! Concernant vos bagages, vous aurez sous les couchettes du bas des coffres (qui cependant ne ferment pas à clef) sur lesquels vous serez allongé(e)s ou assis(e)s lorsque vous serez installé(e)s sur votre banquette-lit. Pensez à cadenasser votre sac et demandez à votre gentil voisin ou gentille voisine de veiller dessus lors de vos descentes du train. De plus, une Provodnista circule régulièrement dans l’allée (c’est une surveillante, il y en a une par wagon). Elle vous donnera tous les bons conseils pour vous établir tranquillement dans vos nouveaux quartiers et sera là pour veiller au grain et à ce que vous ne manquiez de rien.

Concernant les agressions, le peuple russe est vraiment adorable ! Bien que parfois froid de prime abord, il vous offrira nourriture, sourire (si, si, je vous jure !) et bienveillance tout au long de votre voyage ! Je ne me suis jamais sentie en insécurité dans le train !

… Comment vous occuper durant le voyage, un autre paramètre à considérer vous aurez

occupation à bord du transsibérien

Et oui, quatre jours pour ma part, c’était un sacré bout de route! Pas de panique, il existe différentes façons de passer le temps. Je ne me suis jamais ennuyée et n’ai quasiment pas eu le temps de lire ou écrire dans le train tant les rencontres étaient nombreuses et enrichissantes ! En troisième classe, vous rencontrerez tout corps de métiers, de tous les âges et toutes passions confondues. Il s’agit d’un turn-over permanent, un jeu de chaise musicale où les gens se remplacent et où vous découvrez de nouveaux visages, de nouvelles histoires, de nouveaux morceaux de vie régulièrement.

Prévoyez cependant quelques affaires pour passer le temps si vous souhaitez faire une pause dans vos interactions sociales :

  • Une tablette ou un ordinateur sur lequel vous pourrez jouer ou regarder vos séries ou films favoris. Pour les inconditionnels du blogging ou du travail photo, vous pourrez aussi travailler dessus.
  • Un jeu de cartes pour partager des moments avec vos nombreux compagnons de couchette.
  • Une Kindle pour pouvoir lire vos romans, nouvelles…
  • Un carnet de voyage, un stylo pour pouvoir noter vos aventures et vos anecdotes croustillantes.
  • Un traducteur pour les conversations avec vos nouveaux compagnons de voyage (même si vous maîtrisez le cyrillique et quelques mots de vocabulaires avant de partir, vous en aurez besoin pour approfondir vos conversations).

Voilà, le voyage est terminé. J’en garde de fabuleux souvenirs et pense réitérer l’expérience pour cette fois visiter davantage les villes de Russie.

J’espère que ce périple vous aura plu et que vous aurez quelques réponses à vos questions.

N’hésitez pas à me laisser vos avis et commentaires, je suis toujours ravie de vous lire.

A plus tard les Mistouflons !

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s